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Les anecdotes des pèlerins

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Partagé par Ythylolyn

De l'antique bourdon du pèlerin…

Quand je me suis décidée à partir sur le chemin de St Jacques de Compostelle, j’avais la tête pleine des récits des temps médiévaux. Le pèlerin de ces siècles reculés partait sans savoir s’il reviendrait un jour, affrontant les kilomètres, mais également les brigands, les soldats ennemis et les animaux sauvages. Il mettait en jeu sa vie bien plus que nous, hommes et femmes du XXIème siècle, mais il avait l’avantage, en retour, de devenir une créature de Dieu aux yeux des vivants. Il se déplaçait d’abbaye en monastère, de gite en gite, les étapes rythmées par les liens saints qui l’accueillaient comme un devoir sacré. Pas besoin dès lors d’emmener sa maison avec soi. Une besace avec le strict minimum, quelques économies pour qui en avait, permettaient de survivre sans attirer la convoitise.
Contrairement au costume blanc des pèlerins bouddhistes de Shikoku, il n’existe pas, en occident, de tenue de pèlerinage consacrée. Mais il y a une constante chez le pèlerin occidental : le bourdon. Ce bâton de marche, plus ou moins long selon les époques, est un compagnon nécessaire. C’est un soutien pour le marcheur, mais c’est aussi une arme efficace contre les animaux, voire contre les humains, pour qui sait s’en servir. Il n’existe pas de représentation de pèlerin sans ce précieux bourdon. C’est pourquoi, en bonne médiéviste, je n’ai pu résister à l’envie de m’en faire faire un.
La confection de mon bourdon fut déjà à elle seule toute une aventure. Trouvé un artisan sachant le confectionner, et acceptant de le livrer chez moi, ne fut pas des plus aisés. Mais il s’avère qu’un passionné de St-Jean-Pied-de-Port, Jean-François Demange, s’est lancé dans cette aventure. Je parcours le site, je rêve, je réfléchis… Que doit représenter, pour moi, mon bourdon, pour qu’il soit le mien et pas celui d’un autre ? Le site propose des bourdons bretons pour les pèlerins qui parcourent les chemins des 7 Saints fondateurs. Mais moi, je suis champenoise de cœur et alsacienne d’adoption. Alors c’est décidé, sur la poignée, je veux les cotices potencées contre-potencées de la Champagne et celles, fleuronnées, de l’Alsace. Et après ? Quel saint, quelle citation, peut-être des armoiries ? Et je me souviens… Quand j’étais jeune, je ne priais jamais qu’une seule Sainte, notre douce mère, la Vierge Marie. C’est par elle que je rencontrais Dieu. Quand je revenais, mon père me disait « tu as été parlée avec ta copine ? » Il y avait de ça dans ma façon de confier à son écoute ce que je ne livrais à personne. Aujourd’hui, travaillant dans les télécommunications, ne voilà pas que je suis placée sous le patronage de l’archange Gabriel. Du messager au destinataire, deux ouvriers œuvrant ensemble pour le même patron. Il n’y a pas de hasard, diraient certains, juste la touche de Dieu dans nos vies, comme un guide discret mais présent. Alors, sur mon pommeau, je grave l’archange Gabriel saluant la Vierge Marie : « Ave Maria, Gracia Plena ». Et entre mes cotices régionales, la réponse de Marie, cette phrase qui sera ma devise pour les jours de marche : « je suis la servante du Seigneur ». Tout est décidé, mais il reste du travail. Il faut trouver le modèle pour la gravure. Ça prend du temps. On s’accorde enfin. Puis je reçois un premier projet, je corrige, un second, je valide… Enfin, on se lance dans la production de mon précieux compagnon. Je suis impatiente de le rencontrer. Mais quand je reçois la photo, déception. Les cotices de Champagne et d’Alsace n’ont pas été doublées comme prévues et les potencées de ma bien aimée région n’ont pas été contre-potencées. De quoi elle nous parle la médiéviste ? Un blason a une histoire et un motif précis, répertorié, on ne le change pas comme ça ! Je râle, et je refuse le bourdon. Le projet est revérifié, Jean-François me comprend. Mais son graveur n’y connait rien en héraldique. Pas gagné… On recommence, et quelques jours plus tard, une nouvelle photo. Les cotices sont doublées… Mais ma chère Champagne n’est toujours pas contre-potencée. C’est juste 2 traits, mais quel manque cruel. Je suis à une semaine de ma première rencontre avec les chemins (un morceau de Via Francigena inauguré pedibus jambus en Franche Comté), alors je craque, je prends, je décide de faire moi-même ces simples traits. Allez, un dessin vaut mieux qu’un long discours. Histoire en photo… Le blason de la Champagne… Celui de l’Alsace… La première poignée. La seconde… Et ce qu’il y manque toujours.
Je reçois mon bourdon, et je l’aime tout de suite. Il est arrivé avec une délicate intention. Dans la poignée dévissable de tous les bourdons de Jean-François se cache une fiole en verre. La tradition veut qu’on y mette un peu de terre de chez soi en partant, un peu de celle de Compostelle en arrivant. Dans la mienne, à son arrivée, se trouve déjà un peu de la poussière de St-Jean-Pied-de-Port, prise au rocher où se rencontre tous les chemins de France pour se fondre dans le Camino. Avec le colis, un mot : « Charge à vous de la ramener là ! » Après ça, comment leur en vouloir pour 2 malheureux traits ? Je rajoute une pincée de terre du jardin, et je décide d’en mettre à chaque fois que je finirais un morceau de chemin. Charge à moi de la ramener pour le prochain départ ! Puis, je tente de dessiner au feutre indélébile les deux fameux traits (oui, encore eux). Malheureusement, le feutre ne résistera pas à la première pluie qui me surprendra lors d’une grimpette au Mont-Sainte-Odile, échauffement à une semaine du grand départ. Aujourd’hui encore, ces deux traits manquent. Mais où ai-je rangé mon pyrograveur ?
J’inaugure le fameux bourdon lors de l’inauguration d'un morceau du tracé de la Via Francigena en Franche Comté. On m’interroge beaucoup : combien de kilomètres a-t-il déjà parcouru ? Aucun, mais nous partons bientôt, lui et moi. Aujourd’hui, nous apprenons à nous connaître. Son poids, son rythme, frappant le sol tous les deux pas, son côté, à droite après bien des hésitations. J’ai lu que certains se plaignaient du déséquilibre provoqué par le bâton unique. Il paraîtrait même que cela serait à l’origine de certains maux… Pourtant, pendant des siècles, les marcheurs ont utilisé un unique bâton de marche, en bois – plus lourd que le carbone, c’est certain – mais bâton ô combien utile dans les montées et les descentes les plus raides. Le poids ne pèse pas si le bras balance, au rythme de la marche, avant de poser au sol. Et comment m’encombrer de 2 bâtons quand je dois tenir la carte et le guide pour vérifier la topographie à chaque carrefour ? Non, mon bourdon ne m’encombre pas pendant la marche, si ce n’est sur le goudron. Le choc du métal sur le bitume se répercute dans tout le bras. Dans ces moments, je préfère le balancer à bout de main, en attendant avec impatience de retrouver les chemins de terre, plus moelleux sous nos pieds, plus accueillant pour la pointe de mon bourdon. Pied droit, pied gauche, pied droit, pied gauche, toc, pied droit... La veille de notre grand départ, Christiane et Claude ont offert à ma mère et moi, deux coquilles St Jacques (une petite et une grande) avec à l'intérieur la date de notre première étape à la peinture dorée. Celles-ci sont percées et un lacet a été passé dedans pour les nouer où nous le voudrions. J'accroche la grande à mon sac et la petite sur mon bourdon. Le lacet, coincé dans la vis de la poignée devient une dragonne qui empêchera ma main de glisser pendant les jours de pluie qui ne manqueront pas. Le lacet rouge a légèrement déteint, mon bâton à une légère teinte rosée au-dessus de la ligne qu'a tracée le coquillage en frottant sur le bois. Je l'ai ciré en rentrant, je repars avec la prochaine fois !

voie du Puy

Partagé par J'y vais...

on ne sort pas trop de chez soi !

Une dame d'Espalion à qui je demandais où se trouver Espeyrac, me répondit avec l'accent aveyronais :
"Espeyrac" ? Oh ! cela ne doit pas tant loin, le voisin du dessus, il a épousé une d'Espeyrac...

voie du Puy

Partagé par La saveur du chemin

Le GR 10 … un autre lieu pour apprendre du Chemin …

Cet été 2010, je confesse avoir perpétré une infidélité à Saint-Jacques … en allant randonner sur le GR 10, à la crête des Pyrénées !
Mais qu’Il me pardonne car, c’est d’un chemin de Compostelle, l’année dernière, en pélerinant le long de ce merveilleux chemin du Piémont Pyrénéen, de Narbonne-plage à Saint-Jean-Pied-de-Port, que ces mystérieuses montagnes m’ont appelées … Au fils des jours, ce chemin du Piémont s’approchait des Pyrénées, finissant pas les longer, et de si près, que je les touchais du regard , parfois, même, du doigt, car le chemin s’y risquait sur quelques dizaines de kilomètres, et, tant qu’à faire, commençait à y grimper, çà et là, à près de mille mètres d’altitude, tout en douceur… C’est là qu’est né ce projet d’explorer le GR 10, qui s’étend de l’Atlantique à la Méditerranée, par les crêtes.

A mon retour, je l’ai conçu dans ses aspects pratiques : quelle période, quel tronçon, quels hébergements, quel équipement, quels entraînements, et avec qui, bien sûr, car il ne me semblait pas sécurisant de partir seule, cette fois.
J’ai ainsi appâté un ami, Benoît, et une amie, Marie … qui avait grand besoin d’une pause dans sa vie, possède une solide santé, mais n’avait pas encore vraiment marché, et encore moins porté de sac à dos ! Benoît est un bon marcheur mais ne connaissait pas les Pyrénées, et moi, qui marche beaucoup depuis mon pèlerinage à Compostelle en 2006, je n’avais encore jamais marché en montagne … Voilà pour l’équipe ! Du sûr, bien sûr !

Pour le tronçon, mes lectures m’amènent à réaliser qu’un des quatre tronçons du GR 10 est particulièrement sauvage et non touristique ; ce sont les Pyrénées Ariégeoises (de Fos à Merens-les-Vals). Voilà ce qu’il nous faut, bien entendu ! De la nature à l’état pur ! Je découvre le « romantisme » des hébergements : des cabanes, avec juste quatre murs et un toit, sans eau ni électricité, un bat-flanc en bois pour y déposer son couchage et y dormir, et un feu ouvert pour y cuisiner et surtout se réchauffer et sécher ses vêtements ; quelques refuges gardés, aussi, avec les commodités d’usages pour tous les trois ou quatre jours. Chouette, me dis-je, voyage « Into the Wild » … ! Je sais, nous savons - avec la tête - que ce sera difficile au niveau physique à cause du dénivelé, mais difficile « comment » ? Nous ne savons pas le ressentir, l’imaginer concrètement, le mesurer, bien entendu, puisque nous ne l’avons jamais vécu ! Notre corps ne le sait pas.
Pour l’entraînement, nous marchons plus ou moins régulièrement sur les itinéraires des marches Adeps et FFBMP, ainsi que la Mesa et le Week-end jacquaire de Tilff en juin, mais comment s’entraîner aux imposants dénivelés ici, en Belgique ? Nous ne nous inquiétons pas, que diable, on apprendra sur le tas ! Mes complices me font une totale confiance …

Jour J, 16 juillet 2010, nous partons à l’aventure … et ce fut une véritable aventure ! Dès le premier jour de marche, nous prenons de plein fouet un dénivelé de 1600 m sur cette seule journée, que nous expérimentons par une fatigue immense, un cœur qui cogne à n’en plus finir …, un léger mal de tête, des genoux en souffrance, des indications tant dans le Topo-guide que sur les panneaux qui ne correspondent pas avec les distances qu’il nous semble parcourir, dans un brouillard qui s’épaissit d’heure en heure. Nous ne voyions plus ce qu’il nous fallait monter, ni ce que l’on avait déjà monté, et nous ne possédions pas d’altimètre, instrument dont nous avons peu à peu réalisé l’importance ! On se rendait bien compte aussi du danger mortel d’une chute … à tel point que c’est hagards, les joues creusées par l’effort, que nous arrivons sans le voir au refuge de l’Etang d’Araing, les pieds glacés et trempés par le crachin incessant et des chaussures qui percent … La totale … Dix heures de marche, ou plutôt, de montées incessantes … Nous sommes traumatisées par l’effort donné … en tout cas, Marie et moi, car Benoît supporte très bien ! Est-ce que ce sera ainsi tous les jours ? Est-ce qu’on va s’habituer ? Est-ce qu’on va souffrir ainsi longtemps … ? Toujours ? Et pourquoi ?

Je passe une nuit quasi blanche tant l’effort a bousculé mon organisme. Mais le matin, je découvre aux premières lueurs un spectacle exceptionnel : une mer de nuages d’un côté du refuge, et un étang posé comme par magie à nos pieds de l’autre côté … Un ciel pur sans une once de nuage. Un horizon tellement large … Les poumons gonflés de joie et d’oxygène ! C’est tellement beau que nous acceptons la souffrance d’hier ! Nous sommes subjugués … Et ce sera ainsi durant chaque jour, avec un peu moins de dénivelé certains jours, un peu plus d’autres jours, et à chaque fois, un paysage différent, nouveau, encore jamais vu à ce jour … mais toujours sublime …

Le lendemain, je me confrontais de manière puissante au vertige. Nous devions traverser un passage dangereux, là où le chemin prend sur le côté du vide la même pente que la montagne (chemin en devers), et offre un tapis de schiste friable … Je pose un pied, et sens l’instabilité de la situation, renforcée par le poids du sac (environ douze kilos). Je tente de prendre un appui, de me sentir sur du « certain », mais rien n’y fait, je sens tout le danger de la situation sous mon pied … même avec l’aide de mes bâtons. Les minutes s’écoulent, le schiste dégringole sous mon pied et je m’affole intérieurement, la tête basse, regardant ce passage fixement comme s’il allait me donner une réponse. A un moment, j’entends en face de moi une voix, celle d’un berger dont je ne vois que les pieds, le bout du bâton, et les quatre pattes de son chien tellement je n’ose lever le nez … Et cette voix me dit : « Vous manquez de confiance en vous, madame. Vous avez de bonnes chaussures, allez-y ! » Puis, il traverse, et je me « rassemble » dans un mouvement du corps et de l’esprit et « j’y vais » … Je ne l’aurai jamais vu, ce berger, je ne sais d’où il venait, ni où il allait, mais en me retournant après le passage dangereux, il n’était déjà plus là … Là, je reconnais bien les clins d’œil du Chemin, la bonne personne au bon moment …
Nous avons vraiment côtoyé le danger (nous apprenions régulièrement qu’un randonneur avait « dévissé » comme ils disent là-haut, et il y a de nombreuses chutes mortelles sur une saison), expérimenté le vertige, le brouillard et les orages, et même les punaises, mais aussi la colère, l’agacement, la peur, le découragement, et encore, l’entre aide, l’amitié, la ténacité, la présence de soi dans chaque pas que l’on pose afin d’éviter la chute ou le vertige, l’humilité devant la puissance de la nature, le recueillement, la Paix, la Joie, la Beauté …
Nous avons compris pourquoi si peu de personnes fréquentent ce tronçon, on nous l’a expliqué ! C’est justement parce que cette partie ariégeoise est trop difficile, trop abrupte, trop dangereuse, et qu’il n’y a pas assez d’hébergement (on est amené à marcher beaucoup trop longtemps avant de se poser à l’abri) … L’aurions-nous faite si l’on avait su ? Mystère !

Je n’ai pas l’espace ici pour raconter toutes nos péripéties, mais ce que ces montagnes m’ont appris de plus important pour moi, c’est d’avoir mesuré mes limites … Lorsque je pars marcher sur de longues distances, je découvre à chaque fois que mon endurance se développe, que mes capacités physiques s’ouvrent de jour en jour. Ici, je découvre une difficulté telle devant ces « murs » abruptes à ascensionner, parfois à pleine main, qui demande une force physique que je ne possède plus à ce point, d’autant avec le poids du sac, qui fait souffrir à en pleurer mes genoux déjà usés, que je mesure les limites de mon corps. Que ce soit le premier jour de marche, le septième ou après trois semaines, mes limites sont toujours là, je n’ai pu les assouplir. Je découvre les usures de ce corps par l’âge. Je découvre ce qu’est le processus de vieillissement à 57 ans. Mais, oh bonheur, je les accepte, je ne me sens pas « diminuée » par elles. C’est ainsi, me dis-je, l’âge nous fait entrer dans d’autres dimensions. Pour y entrer, il faut mourir sur d’autres plans. C’est aussi cela le GR 10 ! Une belle leçon d’humilité et d’acceptation. Je ne vais plus forcer ce corps dans ses extrêmes, je vais apprendre à découvrir d’autres capacités en moi, qui n’ont pu encore naître, et c’est le moment de les accueillir, de leur donner une place.
L’autre découverte importante est celle de la « Présence à soi ». Et c’est le vertige qui me l’apprend. Lorsque je marchais dans des sentiers tellement étroits, avec d’un côté la paroi rocheuse, et de l’autre côté, le vide, mon mental commençait par imaginer le pire, et la peur surgissait, bien entendu. Alors, je tentais de me « déconnecter » de ce mental, et de vivre pleinement mon corps, de ressentir chaque partie de ce corps, de sentir chaque pas posé, et même chaque doigt de pied qui s’étend et m’aide à l’équilibre de la marche. Je développais cette capacité à la présence à soi, et la peur disparaissait. En outre, être présent à ce que l’on fait empêche aussi la distraction, qui peut être fatale dans ces moments ! Merci la Vie …

Après trois semaines de marche, nous étions bien vivants ! Marie a perdu dix kilos. En rentrant au boulot, les collègues de Benoît lui ont demandé s’il revenait d’Auschwitz … Moi, ça va, j’ai juste perdu trois kilos car mon corps est assez habitué aux privations quand je marche et de surcroît, je ne suis pas une grande mangeuse. Mais qu’est-ce que j’ai gagné … ! Je suis rentrée avec une force nouvelle en moi, qui m’aide déjà à concrétiser de nouveaux projets de vie, en restant vigilante à ne pas être dans l’affairisme mais dans la sérénité.
Mais aussi, après cette « dureté » passée, que la vie et ses obstacles quotidiens semblent légers !
J’oubliais : nous avons aussi appris, à notre retour, qu’il était dangereux, de grimper en une journée un dénivelé supérieur à 900 mètres …


Claire COLETTE

Partagé par Léo

Mon livre « En si bon Chemin vers Compostelle »

Une information de dernière minute : Mon livre « En si bon Chemin vers Compostelle » vient de paraître en langue russe,en Russie, dans la ville d'Irkoutsk. Un certain nombre d'exemplaires seront distribués en France à des communautés russophones.

voie du Puy, camino frances